J’ai eu un rapport non protégé, dois-je paniquer ?

Aline 25 avril 2012 24
J’ai eu un rapport non protégé, dois-je paniquer ?

IST, risque de grossesse, que faire quand on a eu un rapport non protégé ?
Il vaut mieux garder son calme. Les risques, on en rencontre tous les jours. On peut malgré tout avoir envie de limiter les dégâts. Voici comment faire.

Qu’est-ce qu’un rapport non protégé ?

Les risques liés à la sexualité sont aussi bien ceux de la grossesse non désirée que des infections sexuellement transmissibles (IST). Donc avoir un rapport sans préservatif, ça peut être un risque, ou non en fonction du ou de la partenaire, de la contraception qu’on a ou pas etc.
Pour ce qui est des IST, tout rapport sexuel sans préservatif avec quelqu’un dont vous ignorez l’état de santé est potentiellement à risque. Partons de ce principe. On peut toujours affiner en fonction des situations : hétéro, homo, fellation, pénétration ou pas, accident de capote etc.

Pour les filles ayant des rapports hétéro, il faut y ajouter le risque de grossesse. Il existe quand il n’y a pas de contraception ou quand il y a une erreur ou un oubli dans la prise de la contraception. On parlera ici surtout de la pilule puisque c’est la méthode qui suscite le plus de cafouillages dans la prise… Et je rappelle que les méthodes dites naturelles (prise de température, repérage des cycles, allaitement, retrait) NE SONT PAS des contraceptions fiables. Quel que soit le moment du cycle, qu’il y ait ou non éjaculation, un rapport sans préservatif peut engendrer une grossesse. Nous y reviendrons.

Pour les risques d’IST, que faire ?

En cas de rapport non protégé ou de rupture de préservatif avec un/une personne dont on ignore s’il/elle est en bonne santé, que faire ?

- Lui poser la question

C’est un bon début. As-tu fait des tests récemment, as-tu eu des rapports non protégés ? Ne le/la laissez pas partir avant d’avoir cherché un minimum d’informations. Si vous laissez votre partenaire d’un soir disparaître sans espoir de le/la revoir, vous resterez avec toutes vos questions et vos doutes dans la tête et bonjour l’angoisse.

- Aller aux urgences

Ouais, je sais, c’est un peu stressant. Mais pour ce qui est du risque VIH, il existe un traitement prophylactique qu’on peut vous délivrer dans les 48h. C’est court. SI vous avez un doute, le mieux est d’aller aux urgences, de préférence avec votre partenaire, un médecin évaluera le risque et vous proposera le traitement. C’est un traitement lourd et coûteux qu’on ne donne en général qu’en cas de risque important.
Point important, sachez que vous n’attendrez pas. Le traitement étant d’autant plus efficace qu’il est pris tôt, vous serez vu en priorité.
Le risque VIH est lié essentiellement à la pénétration (y compris pour les sex-toys qu’on se partage par exemple). La sodomie présente un risque particulièrement élevé. Le cunnilingus très faible voir inexistant, la fellation… faible (mais il existe notamment s’il y a éjaculation et s’il y a une plaie dans la bouche). Toutes ces pratiques peuvent par contre véhiculer d’autres types de virus.
Le mieux est de venir avec votre partenaire, on pourra vous faire à tous les deux un test rapide pour affiner l’évaluation du risque.

- Faire un test

Tous les deux si possible. Si l’un ou l’autre ou les deux ont eu des rapports non protégés auparavant, il faut aller faire des tests. Au moins pour les virus les plus graves et/ou les plus courants (VIH, Hépatites, chlamydia… liste non exhaustive). Vous pouvez faire ces tests dès que possible, cela vous permettra d’agir rapidement si l’un ou l’autre est porteur et dans tous les cas il faudra les (re)faire 6 semaines après le dernier rapport à risque car c’est le délai pour avoir un résultat 100% fiable pour le VIH.

Pour ce qui est du dépistage, votre médecin généraliste peut vous fournir une ordonnance pour faire les tests nécessaires en laboratoire. J’ai constaté que leurs attitudes sur ce sujets étaient très variables. Souvent, ils vous donnent l’ordonnance pour le test que vous demandez sans chercher plus loin, notamment sans vous demander à quand remonte votre dernière prise de risque. Bien sûr, la formation ou l’intérêt des médecins sur ces questions est variable. Pour cette raison mais aussi pour ceux qui ne souhaitent pas aborder ces questions avec leur médecin traitant, vous pouvez consulter en CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit). Les résultats sont souvent légèrement plus longs à obtenir. La liste des centres est disponible ici.

Dans tous les cas, si vous n’êtes pas sûr d’avoir été infecté ou non, protégez-vous avec vos autres partenaires si vous en avez. Si vous avez un doute sur le risque lié à telle ou telle pratique dans telle ou telle condition, appelez SIDA INFO Service.

- Pour éviter d’en arriver là

Bien sûr c’est difficile, quand on a différents partenaires, même quand on utilise systématiquement des capotes, d’être 100% safe. Voici quelques tips, ou quelques rappels pour limiter les dégâts :

- avoir toujours des capotes quelque part dans son sac
- éviter de forniquer bourré (ouais je sais, là je parle un peu dans le vent)[1]
- faire très attention à la pose (c’est un des risques majeurs) : ouvrir l’emballage délicatement, bien le mettre à l’endroit (si on s’est planté en prendre un autre), bien pincer le bout pour chasser l’air, bien dérouler jusqu’au bout.
- utiliser un lubrifiant à base d’eau ça rend la pénétration plus confortable (jamais de lubrifiant gras type huile, vaseline etc.)

Le risque de grossesse

Là aussi, parfois on s’arrache les cheveux. Alors par où commencer ? Si on n’a pas de contraception (préservatif en état de marche ou autre méthode éprouvée) oui, il y a un risque. On va commencer par ces risques qu’on ne voit parfois pas arriver.

Il y un risque si je n’ai pas de contraception et que :
- la capote a craqué (même s’il n’y a pas eu d’éjaculation et quelque soit le moment du cycle)
- on n’a pas utilisé de capote mais l’homme s’est retiré avant l’éjaculation
- il n’y a pas eu de pénétration mais l’homme a éjaculé à l’entrée du vagin (oui oui)

Dans ces cas là, il faut utiliser la contraception d’urgence.

- Que faire en cas d’oubli de pilule ?

Pour ce qui est des oublis de pilule[2]. Il faudra se référer à la notice d’utilisation dans un premier temps. Les notices sont souvent peu claires sur la conduite à tenir en cas d’oubli mais vous devriez déjà savoir si elle autorise un délai de 3h ou de 12h de retard dans la prise. Si vous prenez le comprimé oublié dans ce délai, ne vous en souciez plus. Sinon, voici comment faire.

Quand vous vous apercevez de l’oubli, prenez le dernier comprimé oublié et le comprimé du jour. Ensuite, il va falloir compter.

Pour les pilules monophasiques (exemple type : 21 comprimés et 7 jours d’arrêt).

- Le risque de grossesse concerne tout rapport sans préservatif dans les cinq jours précédant l’oubli
- Il faut 7 jours de prise de comprimés pour être à nouveau protégée. Vous devez en déduire que si l’oubli a lieu dans la dernière semaine de prise, il vaut mieux enchaîner avec la plaquette suivante. Autre possibilité (toujours dans la dernière semaine), arrêter la prise et reprendre au bout de 7 jours, comme pour un arrêt normal. En effet, il faut deux semaines de prise pour être protégée durant la semaine d’arrêt.
- Attention, reprendre sa pilule après plus de 7 jours d’arrêt, c’est aussi un oubli et c’est là que vous êtes le plus en risque.

Pendant les 7 jours qui suivent l’oubli, il faudra utiliser un préservatif en cas de rapport.

Pour les autres pilules c’est plus funky, si vous ne savez pas, évitez de demander au pharmacien (j’en entends de belles je vous assure) et appelez plutôt Fil Santé Jeunes, ils répondent sur les questions de contraception quel que soit l’âge.

- Utilisation de la pilule d’urgence

Vous avez eu un rapport à risque, que faire ?

- Si ça fait moins de 72h, vous pouvez prendre Norlevo alias la pilule d’urgence ou pilule du lendemain. Plus vous la prenez vite, plus elle est efficace. Elle est disponible en pharmacie, y compris sans ordonnance et gratuite pour les mineures.
- Si ça fait plus de 72h, vous avez encore EllaOne alias la pilule du surlendemain (jusqu’à 5 jours). Elle n’est délivrée que sur ordonnance et n’est pas remboursée. Elle coûte autour de 30€ il me semble.
- Dans tous les cas, vous continuez à prendre votre contraception habituelle

La pilule du lendemain a pour effet de bloquer l’ovulation durant quelques jours. Un des effets secondaires est donc de retarder les règles. Alors ne paniquez pas tout de suite si vous avez un retard de règles. Elle a aussi un autre effet fréquent, c’est de provoquer des saignements (3 à 7 jours après la prise) à ne pas confondre avec les règles.

- Remarques sur la contraception d’urgence

Beaucoup de personnes se demandent si elles peuvent utiliser cette pilule plusieurs fois, si ça va les rendre stériles etc. Certains pharmaciens n’hésitent pas à véhiculer cette idée que la pilule d’urgence ferait courir des risques pour la santé. C’est faux. Il n’y a aucun risque de stérilité. Par ailleurs s’il s’avérait qu’elle échouait, que vous soyez enceinte et que vous ne souhaitiez pas pratiquer d’IVG, vous pourriez mener la grossesse à terme sans risque pour le foetus.
On doit donc l’utiliser quand on en a besoin. Ni plus, ni moins. Mais elle ne doit pas remplacer la contraception quotidienne. Si on est amené à la prendre plusieurs fois au cours d’une année, c’est qu’il y a un problème avec la contraception. Qu’elle n’est pas adaptée, mal utilisée… ou inexistante.

Prendre plusieurs fois de suite la pilule d’urgence peut être un problème pour deux raisons. La première c’est que son action consiste à repousser l’ovulation. Or, l’ovulation ne peut être repoussée indéfiniment. Elle finira donc par échouer. Elle est beaucoup moins efficace quand on l’utilise pour la deuxième fois au cours du même cycle. La seconde, c’est qu’étant donné son effet de perturbation du cycle menstruel, elle provoque une confusion et l’utilisatrice ne sait plus si elle a ses règles ou non, quand prendre sa pilule etc. Autant de possibilités de se tromper et de multiplier les risques.

- Comment être certaine ne pas être enceinte ?

Avec la prise de pilule et les effets secondaires de la Norlevo, on peut parfois ne pas être certaine d’avoir eu ses règles normalement. Le mieux est donc de vérifier avec un test de grossesse que tout est en ordre, ça évitera de découvrir une grossesse tardivement, ce qui est ennuyeux. Vous pouvez faire un test urinaire 21 jours après un rapport à risque et un test sanguin au bout de 15 jours. Avant ce délai, la grossesse pourrait ne pas être décelable.

J’espère que vous aurez les bases sur les conduites à tenir. En cas de doute, Fil Santé Jeunes et SIDA Info Service sauront vous indiquer la marche à suivre. Vous trouverez également des informations dans les Centre de Planification Familiale et les Centre de Dépistage.

[1] Mais quand même. Si vous savez que vous avez tendance à choper en état d’ébriété, organisez-vous pour limiter la casse (capotes -> in ze pocket)
[2] Vomir sa pilule dans les 4h suivant la prise (ou avoir une forte diarhée) est considéré comme un oubli (elle a pu ne pas être assimilée par l’organisme) il faut alors remplacer le comprimé (en en piochant un sur une plaquette de secours par exemple).

Informations et liens utiles

SIDA Info Service : 0800 840 800 (gratuit, confidentiel et anonyme)
Fil Santé Jeunes : 3224 (gratuit, confidentiel et anonyme)
Liste des CDAG
Trouver le CPEF le plus proche de chez soi sur le site choisirsacontraception.fr

Illustration : Le Pape Benoît XVI Alberto Pizzoli / AFP 2009.

24 Comments »

  1. TruUffe 25 avril 2012 at 12 h 45 min - Reply

    Excellent article ! ce genre de choses devraient être affiché en GROS d’abord dans tous les lycées parce-que plus on est jeune, plus on fait des conneries, ne nous voilons pas la face, et ça permettrait à tous d’être informés. ensuite, je propose de remplacer la lettre aux Français des candidats à la présidentielle par ce texte, beaucoup plus utile !

  2. ParisienneDiary 25 avril 2012 at 12 h 46 min - Reply

    Très chouette article, complet, info justes, rien n’est oublié (après 1 mois au japon, vous me manquiez, sisi)

  3. VK 25 avril 2012 at 17 h 12 min - Reply

    Très très bon article, qui ne répond malheureusement pas à LA question : comment anéantir les risques de grossesse non-désirée quand on est le mec. Dans le doute, je préconise le middle-kick dans le bas-ventre.

    • Aline 25 avril 2012 at 17 h 28 min - Reply

      Si si. Utiliser un préservatif !

      • VK 25 avril 2012 at 17 h 47 min - Reply

        Oui non mais j’entends après la faute/l’accident. La fille a le choix. C’est un luxe que le garçon n’a pas, il est totalement tributaire de la fille. Des générations entières de familles ont été fondées comme ça, sans rire, c’est un guet-apens vieux comme le monde !!

        • Aline 25 avril 2012 at 18 h 17 min - Reply

          Certes. Mais quand même, si on n’a pas la confiance dans un couple c’est quand même dommage.

          • Marion 26 avril 2012 at 7 h 54 min -

            Sauf si c’est un coup d’un soir, que la capote craque, la fille disparaît dans la nature, le mec peut toujours flipper d’avoir un enfant quelque part…

            Et blague à part, il serait vraiment temps que les mecs puissent aussi maîtriser leur fertilité, autrement que par la vasectomie, qui est de toute façon un vrai parcours du combattant si on a pas 50 ans et 12 enfants.

          • Aline 26 avril 2012 at 8 h 04 min -

            Vrai.

  4. Françoise 25 avril 2012 at 17 h 29 min - Reply

    Très bon article et j’ajouterai qu’on n’est pas obligé d’attendre d’avoir eu un rapport à risque pour faire le test HIV … on peut s’éviter beaucoup de tracas si on fait le test avant … ainsi que le partenaire évidement, surtout quand c’est un nouvel amour ou amant …

    • Aline 25 avril 2012 at 17 h 32 min - Reply

      Si on n’a jamais eu de rapport à risque il n’y a pas vraiment d’intérêt. Mais effectivement au début d’une relation, quand on veut passer à l’amour tout nu, ça fait partie des rituels :)

      • Françoise 27 avril 2012 at 7 h 26 min - Reply

        Peut on être surs de ne jamais avoir eu de rapports à risques ? Nous ne pouvons jamais être surs de nos partenaires … à moins d’être puceau tous les deux …

        • Aline 27 avril 2012 at 11 h 49 min - Reply

          On fait un test quand on a un doute. C’est comme tout, on ne va tout checker en permanence. Et même si on est puceau tous les deux ce n’est pas une garantie. Il y a, en particulier dans les pays moins développés que les autres, un risque de transmission mère/enfant par exemple.

  5. MasterLudo 25 avril 2012 at 17 h 55 min - Reply

    Excellent article comme d’hab, en plus ça permets de se rappeler de certains détails que l’on avait oublié.

    Chapeau ;)

  6. Amandine 25 avril 2012 at 18 h 05 min - Reply

    Excellent article, à placarder dans tous les lycées et à faire réciter la main sur le coeur chaque matin !
    J’ajouterais juste que sous pilule, ou tout contraceptif hormonal, les règles sont des saignements de privation et ne renseignent pas sur une grossesse éventuelle, risque ou pas. Donc après un oubli, même si on a pris Norlevo ou EllaOne et même si on saigne, le test de grossesse n’est pas « le mieux », il est indispensable.

    • Aline 25 avril 2012 at 18 h 17 min - Reply

      Exact.

  7. Anticléia 25 avril 2012 at 19 h 46 min - Reply

    Si cet article clair et concis était arrivé 3 mois plus tôt, j’aurai été la plus heureuse des femmes.
    Merci quand même !

  8. Sandra 26 avril 2012 at 1 h 35 min - Reply

    Article très intéressant. Un peu de pragmatisme, c’est ce qui manque souvent dans la prevention (en tout cas, ce à quoi j’ai eu droit dans ma jeunesse…)

    Une remarque néanmoins concernant le traitement VIH d’urgence: même s’il est peut être administré jusqu’à 48 heures après le rapport, il est plus efficace pris dans les 4 heures qui suivent. Normalement, aux urgences vous devez passer en priorité et ne pas attendre.

    • Aline 26 avril 2012 at 8 h 05 min - Reply

      Oui, je vais éditer.

  9. renocntrer au restaurant 18 mai 2012 at 14 h 15 min - Reply

    Article très utiles. Les jeunes ne savent pas vraiment comment réagir face à ses situations. Soient ils paniquent n’en parlent pas et ou alors ils s’en foutent totalement. Article à faire lire au lycéens et aux collégiens.

  10. Olivia 22 mai 2012 at 13 h 10 min - Reply

    oui super article pour les 17 à 77 ans (quoique à 77ans il y a moins de grossesses) Mais saviez vous qu’il y avait un taux très important de mst dans les maisons de retraite … cela laisse réveur ou pas ^^

  11. Lolly 6 juin 2012 at 12 h 35 min - Reply

    Je trouve que l’article n’est pas mauvais dans le fond mais ce qui y est véhiculé est extrêmement néfaste… Les pharmaciens sont des professionnels de santé tout à fait formés à répondre à ce genre de situations. Si certains ne remplissent pas correctement leurs fonctions, il ne sert pour autant à rien de jeter l’opprobe sur toute la profession. Un juste retour serait de vous dire que je ne savais pas qu’être psy…chologue donnait des compétences médicales… mais je n’en dirai rien pour ne pas fausser mon message.

    Vous avez oublié, dans les méthodes de contraception d’urgence, les dispositifs intra utériens en cuivre (stérilet en cuivre), qui sont utilisables jusqu’à 5 jours après le rapport à risque et sont beaucoup plus fiables que les traitements hormonaux.

    En cas de prise de Norlevo(r) et de retard dans la survenue des règles ou d’apparition de saignements anormaux en cours de cycle, il convient de faire un test de grossesse quand même (ou de consulter un médecin). D’autant que ces saignements pourraient être confondus avec les saignements du 12ème jour de grossesse.

    • Aline 6 juin 2012 at 12 h 47 min - Reply

      Certes. Je parle moins ici en tant que psychologue qu’en tant que professionnelle formée sur ces questions et confrontées au quotidien dans mon travail aux questions du « terrain ». Pour les pharmaciens, effectivement ils sont censés pouvoir répondre à ces questions mais les retours que j’ai du fameux « terrain » sont souvent atterrants (bien que ça s’améliore pas mal!). Mais j’ai sans doute une vision biaisée. Dans tous les cas, ça me semble toujours mieux de s’adresser à des gens spécialisés (planning familial ou Fil Santé Jeunes) qu’aux médecins de ville ou pharmaciens qui ne savent pas tout sur tout (en fait les deux sont complémentaires). J’entends souvent par exemple après un oubli de pilule : « Ben arrêtez-là ». : Et la gamine se trouve enceinte 2 semaines après ! Super !
      Pour ce qui est du stérilet, c’est vrai que je l’ai oublié, on y pense peu, c’est sans doute une option intéressante pour certaines mais la plupart du temps c’est impraticable. D’abord parce que ce n’est pas une décision qui se prend aussi rapidement, d’autre part parce qu’il faut pouvoir trouver un gynéco ou un médecin qui puisse recevoir sous 5 jours (et avoir le temps de faire les examens nécessaires avant (notamment pour dépister une infection etc). Voilà pourquoi je n’en ai pas parlé. Mais merci de le signaler.

  12. marcellenjongue 22 novembre 2014 at 6 h 07 min - Reply

    cet article est bien mais le plus important ici c est l education deja sur comment compté son cycle menstuel.amener les jeunes a ce faire depisté pour connaitre leur statut et ceux de leur compagne.c est bien de connaitre qu’il existe des pillule de lendemain et un traitement pophylactique apré un rapport a risque mais tout ceci reste benefique pour ceux qui on des moyens et pour ceux qui habite les villes car on en connait plusieur villages ou on n arrive pas a avoir des medicaments essentiels combien de fois des specialité?le mieux c est d etre eduqué sur les moyens de prevention pour eviter de courrir des risques qui peuvent etre fatal pour nous a la longue surtout pour les jeunes

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